Jusqu'à la dernière goutte.
Je regardais, absente, l’étrange chemin rouge,
Les arabesques sombres aux jeux aventureux,
Les courbes exotiques d’une ligne vermeille,
Le dernier de tes mots en déliés sulfureux,
Qu’une goutte sang dessinait sur ta peau…
Sur la soie opaline de ta cuisse alanguie.
Et mes cils alourdis brassaient l’air autochtone
Comme deux papillons morts que le vent réanime…
J’ai relu sur ta peau l’épitaphe d’un amour
Qui n’engageait que toi, élégant éphémère…
J’ai regardé d’en haut ta couleur se flétrir,
Avant de retrouver le sentier de la chair.


Commentaires
le 18-03-2011 à 11:25:00
site/blog
le 10-03-2011 à 10:26:39
Le corps de l'être aîmé comme une feuille d'or
S'offre au poinçon de votre amour qui le décore
D'enluminures à l'éclatante lumière
Qui défieront le Temps aux ombres mortifères.
clorinda
Quel somptueux poème d'amour que celui que vous nous offrez!
le 25-02-2011 à 10:51:28
que je n'en laisserais pas une
s'échapper de ma bouche