Jusqu'à la dernière goutte.

 

 

 

 

Je regardais, absente, l’étrange chemin rouge,

Les arabesques sombres aux jeux aventureux,

Les courbes exotiques d’une ligne vermeille,

Le dernier de tes mots en déliés sulfureux,

 

Qu’une goutte sang dessinait sur ta peau…

Sur la soie opaline de ta cuisse alanguie.

Et mes cils alourdis brassaient l’air autochtone

Comme deux papillons morts que le vent réanime…

 

J’ai relu sur ta peau l’épitaphe d’un amour

Qui n’engageait que toi, élégant éphémère…

J’ai regardé d’en haut ta couleur se flétrir,

Avant de retrouver le sentier de la chair.



24-02-2011 | 1303 vues

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Commentaires


l'auteur
le 18-03-2011 à 11:25:00
Magnifique commentaire Clorinda, merci pour votre fidèlité :)
clorinda
site/blog
le 10-03-2011 à 10:26:39

Le corps de l'être aîmé comme une feuille d'or
S'offre au poinçon de votre amour qui le décore
D'enluminures à l'éclatante lumière
Qui défieront le Temps aux ombres mortifères.

clorinda

Quel somptueux poème d'amour que celui que vous nous offrez!

janekmarilka
le 25-02-2011 à 10:51:28
Il est certain, il est même sur,
que je n'en laisserais pas une
s'échapper de ma bouche
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