Courir
Courir
L'asphalte sous les pieds
Ma rate va éclater
Je me fais le bitume, les braises
J'inonde les rues des mes névroses
Je fais saigner mon cœur en proses
Et d'équinoxes en ecchymoses
Je viole le vent qui prend la pose
S'enfuir de nous pour oublier
Tes yeux opaques de suicidé
Ne plus jamais s'appesantir
Sur les projets de l'avenir
A défaut d'en parler, l'écrire
Sur tous les murs sans coup férir
Pas assez dure pour en sourire
Juste assez vite pour ne pas trop souffrir.


Commentaires
L'auteur le 03/04/2009 à 18:42:41Je comprends que cela te parle, il fut un temps lointain où je courrais aussi pour me vider la tête, c'est radical et efficace. Merci my otter
MissY le 03/04/2009 à 18:23:20
Tu n'imagines pas combien certaines de mes courses étaient au rythme de ces mots, courir pour ne pas tomber, sourire pour ne pas pleurer. Les échos de tes mots martelent le macadam comme autant de courses éperdues. J'aime !!