Bronski Barbie
Bronski Barbie
Ça claque les semelles ferrées sur le bitume bleu nuit…
Ça pulse Bronski Beat derrière la mousse orange du walkman…
Et ça cogne là. Sous le cuir du perfecto.
Ça pourrait faire sauter les badges d'Anarchy in UK !
Mais ça réchaufferait rien du tout.
Ça humecte le tee-shirt finalement ;
Ça trahit le déodorant ;
Et ça fait couler l'eye-liner, le mascara, les illusions…
J'ai mal aux yeux, j'ai mal aux bagues à force de cogner ;
Ecorchée au portail d'un avenir qui se protège.
You and me together, fighting for our love…
You and me together, fighting for our love...
Ad lib...
Ad lib dans ma tête
Dans ma peau,
Dans mes jeans troués comme le quotidien…
Par tes yeux de poupée asiat'…
Le futur a peur de moi
Et le destin ne me connaît pas.
Je vais crever le ventre du lendemain !
Adolescence, triste violence ;
Rêve liquéfié à l'intérieur,
D'un corps trop petit pour être un homme.
Ou une femme ?
Peut-être… ça ou autre chose, mais être !
Avec toi…
Etre ce bout de toi qui te fait rougir,
Ce morceau moite que tu abandonnes dans les draps honteux.
Non je ne le dirais à personne…
Non, je ne l'ai pas fait exprès !
Non, je ne suis pas qu'une pauvre obsédée perverse…
Je te le promets, je dirais rien, je t'aime…
Pardonne-moi de n'être qu'une fille ;
Si je m'appelais Kévin, tu l'aurais dit à ta mère ?
Quand j'avais dix ans, j'embrassais ma Barbie sur la bouche…
Sous la douche…
J'irais au paradis quand même docteur ?



Commentaires
L'auteur le 16/04/2008 à 21:12:56Tu es trop Barbie je pense... Je m'occupe du Beat de Bronski ne t'en fais pas bouchon :)
En y repensant, c'était peut-être un poeme prémonitoire, en préambule à notre rencontre...
ian urtab le 16/04/2008 à 21:09:14
bon ce qui suit précède aussi et alors ?
"Et ça fait couler l'eye-liner, le mascara, les illusions…"
"Le futur a peur de moi"
"Si je m'appelais Kévin, tu l'aurais dit à ta mère ?"
"Quand j'avais dix ans, j'embrassais ma Barbie sur la bouche…
Sous la douche…
J'irais au paradis quand même docteur ?"
n'empêche que celui ci particulièrement je crois l'avoir lu au moins 100 fois déjà, et être passé de la délectation à l'orgasme pur puis à la jalousie et à nouveau à la félicité, et retour à l'envie de meurtre etc.
(reste ma présence et mon attachement indéfectible et capricieux, c'est déjà ça non ?)
(je suis pas assez Bronski Beat maybe...)
ou c'est pas' que je m'appelle pas Bloody(vierge)Mary que c'est pas moi qui l'ai écrit, tu crois ?