A bout touchant
A bout touchant
Une auréole noire autour d’un puits sans fond,
L’œilleton étroit par où la mort guette le retour de la folie.
Plus rien ne me passe par la tête,
Que ce sang froid qui a guidé ma main…
Il s’épaissit au fil des rides,
S’appesantit au long de vagues brunes,
Et coagule au bout des cils,
Au bord des lèvres…
Aux commissures d’un sourire périmé.
Et ma peau qui s’éteint se souvient d’une bouche,
D’un baiser métallique juste entre les deux yeux ;
Comme un ultime contact
Entre moi et le temps.
Et puis, du bout d’un doigt, l’orage.
Cri d’un tonnerre servile,
Impact mécanique.
L’heure entamée s’est tue
Et le jour, l’année, le siècle…
En une seconde.


Commentaires
L'auteur le 09/10/2008 à 11:19:30Merci Claude,
Râvie que ça te plaise
Claude Colson site : claude-colson.monsite.orange.fr | le 09/10/2008 à 07:44:50
C'est percutant, Blood. J'aime le ralentissement final et ne regrette pas d'être passé lire ce texte (merci Voie).
voiedoree site : voiedoree.oldiblog.com | le 08/10/2008 à 06:34:16
MERCI
L'auteur le 06/10/2008 à 09:35:30
Merci voiedo', moi aussi je t'ai ajouté dans les liens de plumes ;)
voiedoree site : voiedoree.oldiblog.com | le 06/10/2008 à 05:17:29
tes mots, toujours tes mots, quelle richesse...
Je t'ai mise (enfin) en lien sur mon blog et en favoris