Je ressemble à l'absence

Je ressemble à l’absence

 

 

 

 

L’ogresse au visage de lin a prit ma main dans la sienne.

Et le contact sec a submergé ma paume.

Mais je n’ai rien dit.

Parce que je connais ces instants.

Ces contacts fugaces, ces passages obligés…

 

Baisse les yeux.

 

Tout là-haut, juste sous la tempête, ses yeux noirs toisent le monde.

Les miens guettent les pierres acérées du chemin.

Et je trottine…

Il ne faut pas que je musarde,

Sur le sol dur qui sonne creux.

 

Je ne veux pas t’entendre.

 

Il y a des lumières dans ma tête de cristal,

Des idées malhabiles qui racontent mes rêves…

Des bêtises que je tais aux rayons du soleil,

Que je ne peux vomir qu’au bas de l’oreiller

Qui m’écoute, le soir.

 

Pas maintenant.

 

Mais il faudra faire mieux que disparaître !

Il faudra que je lui ressemble.

Et si je me prends au jeu de l’absence,

Je le ferais sans douleurs et sans cris.

Pour ne pas lui ressembler.



31/03/2008
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